Les conifères comme les arbustes persistants, du fait qu’ils conservent leurs feuilles toute l’année, ne subissent pas d’arrêt brutal de végétation en hiver. Il est donc possible de les planter un peu en toutes saisons. Cependant, avril comme septembre sont des mois particulièrement favorables à la plantation.
C’est en effet en demi-saison que le sol est le plus humide et le plus tempéré : l’irrigation des racines en est facilitée; de nouvelles radicelles se développent rapidement; l’arbre est ainsi parfaitement alimenté et sa reprise est assurée en quelques jours.
La taille du trou de plantation varie suivant celle de l’arbuste à planter. Il doit être suffisamment profond pour que la base du jeune tronc affleure le sol. Il sera d’autre part quatre à cinq fois plus large que la motte. En creusant, veillez à ne pas mélanger la terre superficielle avec celle des couches plus profondes. Il est parfois nécessaire de faire un apport de bonne terre en profondeur (terre franche pour les conifères, terre de bruyère pour les arbustes calcifuges). Au contraire, il est déconseillé de rajouter des fumures ou engrais organiques au dernier moment, leur contact direct avec les racines étant néfaste.
A l’achat, différentes formes d’emballages de la motte sont proposées : les plus classiques sont la paille, la toile de jute, le filet plastique. Parfois, la motte a été replacée dans un pot en terre cuite. Enfin, il existe également des arbustes vendus dans les conteneurs où ils ont été élevés Les conteneurs sont reconnaissables à leur taille importante ; ils sont en plastique noir ou marron.
La vente en conteneurs permet, à condition d’arroser abondamment au moment de la plantation, de mettre en place des arbustes pendant toute la belle saison, y compris pendant l’été.
La réussite de la plantation dépend de la reprise des racines; c’est pourquoi il convient au maximum d’éviter que la motte ne se désagrège. Pour cela, il faut la poser avec son emballage dans le trou de plantation, sauf pour les arbustes en conteneurs dont on enlève l’emballage aussitôt; détruire l’emballage classique à l’aide d’un sécateur. En rebouchant le trou, on tassera bien la terre pour faciliter sa pénétration dans le système radiculaire du jeune arbre.
Faites une cuvette d’arrosage au pied du tronc et veillez à ce que la terre ne se dessèche pas dans les jours qui suivent la plantation. Commencez à mouiller le trou de plantation avant même que l’arbre ou l’arbuste y soit déposé. Cela augmente l’adhésion de la terre fraîche à la motte nouvellement plantée. Ensuite, faites couler lentement de l’eau dans le trou de plantation à l’aide du tuyau d’arrosage, en remettant la terre au fur et à mesure. Cette technique s’appelle le « plombage ».






Les étapes à suivre :
- Creusez un trou de plantation, à peu près quatre fois plus grand que la motte de l’arbuste.
- Otez remballage sans endommager les racines, en faisant attention de ne pas désagréger la motte.
- Posez l’arbuste au centre du trou en veillant à ce que la base du jeune tronc soit au niveau du sol. Ici, il s’agit d’un houx, arbuste préférant les sols sableux et la terre de bruyère.
- Remblayez le trou avec une bonne terre fertile sans dépasser l’ancien niveau.
- Tassez le sol avec le pied et prévoyez une cuvette d’arrosage à la base du tronc.
- Au cas où l’arbuste se trouverait mal exposé, posez une protection du côté d’où vient le vent.
Lorsque les arbres sont déjà grands, il convient de les maintenir au moyen d’un tuteur enfoncé au pied dans le trou de plantation. Le feuillage dense des conifères empêche souvent la pose d’un tuteur près du tronc; il faut alors haubaner, c’est-à-dire maintenir l’arbre au moyen de trois fils de fer attachés au sommet du tronc à l’une de leurs extrémités, l’autre bout étant maintenu au sol par un piquet (les trois piquets étant disposés selon un triangle équilatéral). Afin d’éviter que les fils de fer ne blessent les ramures, on utilise des colliers de mousse spéciaux pour tenir l’arbre. Le haubanage remplace le tuteurage dans le cas d’un conifère, car un simple tuteur fiché en terre désagrégerait la motte.