L’iris des jardins

L’iris, c’est une plante un peu à part… Sa fleur, populaire entre toutes, a fleuri toutes sortes de jardins, pas toujours les plus beaux. Quelquefois, elle se contente même d’un talus de bord de route pour s’épanouir; pourtant, elle reste encore empreinte de raffinement et sa fière allure garde toujours une note d’originalité.

Les iris font partie des habituées du jardin. Ce sont des plantes issues d’un rhizome ou d’un bulbe, aux longues feuilles vertes étroites et à la forte hampe florale portant de grandes fleurs dont les diverses espèces et variétés ont pour particularités la taille, le terrain de prédilection, la couleur, la texture ainsi que le port des pétales.

L’iris, ce n’est pas la rose, ni l’orchidée, mais il a cependant ses admirateurs passionnés, ses adeptes pourrait-on dire. Ceux-là guettent chaque année avec impatience la dernière création, le nouveau coloris : une nuance de rose entre le saumon et le rose vif ou un bleu outremer; la curiosité : une fleur où la barbe sera rouge vif; ou encore l’esthétisme : une parfaite harmonie entre la couronne de pétales jamais ouverte et les trois sépales retombants qui ne doivent jamais se laisser aller, mais rester bien obliques.

Espèce particulièrement appréciée, l’Iris euchroleuca peut s’associer dans les plates-bandes à de nombreuses vivaces.

Sur le nombre de variétés créées chaque année, il n’en subsiste que quelques-unes qui sont d’abord remarquées, primées, puis lancées sur le marché et qui passent ainsi à la postérité… Ces innombrables obtentions, « fabriquées » à partir de la seule espèce dite « des jardins », font oublier les autres iris, moins nombreux certes, plus petits souvent, mais parfois bien utiles, dans l’aménagement du jardin : l’iris de Kaempfer, Vlris sibiricas, crocea…, les iris à crête et bien d’autres. Il existe même des iris à bulbe (Iris de Hollande, Iris reticulata…), différents par leur mode de culture, mais bien semblables aux autres à cause de leurs fleurs dissymétriques. Plus proche, sur le plan cultural, des bulbeuses que des iris à rhizome, nous n’en parlerons pas dans cet article, le domaine des iris rhizomateux étant déjà très vaste.

L’iris des jardins

Issu de croisements entre des espèces très anciennes telles que germanica, pallida, variegata, c’est le plus répandu et le plus connu. Devant la multitude d’hybrides, il est difficile de faire un choix; pour cela, il convient de s’aider des catalogues qui présentent en général la fleur… Le premier critère de sélection, totalement subjectif, est sans doute la couleur ; parmi toutes les nuances proposées, celui qui n’en trouverait pas une à son goût serait bien difficile. Il y en a dans les tons purs, unis : blancs (Neige de Mai, Henry Shaw), roses (Pink Horizon, Esther Fay, One Desire), bleu ciel (Pacific Panorama), outremer (Mati-nata), jaunes (Orange Parade, Granada Gold) ou brun (Vita Fire). Il est impossible de tous les nommer, et les variétés se multiplient à l’infini, lorsque l’on considère les panachés où des stries de couleurs intenses se dessinent sur des fonds pastel, à moins que le violet ou le jaune viennent cercler les sépales de couleur claire. Enfin, il y en a où sépales et pétales opposent les tons les plus divers, certains restant dans une même harmonie, qu’elle soit brune (Cimarron Strip, Accent) ou mauve (Cloud Capers), alors que d’autres s’amusent à opposer des couleurs qui se heurtent (violet et jaune comme pour les Pipes of Pan).

Les vrais connaisseurs d’iris regardent aussi la barbe : est-elle jaune, orangée ou bleue? S’oppose-t-elle violemment au reste de la fleur ? Tout est prétexte à fantaisie et originalité, lorsqu’il s’agit de sélection d’iris.

Tons délicats pour cette autre variété (Iris unguicularis) tricolore, aux pétales lisses et soyeux, et dont vous pourrez prélever quelques fleurs pour vos bouquets. Celle-ci supporte bien les sols pauvres et calcaires.

Cependant, il n’y a pas que la teinte qui fait l’iris ; la robustesse des pétales et sépales, leur texture, leur port comptent aussi, et puis surtout le nombre de fleurs produites en une saison… Les variétés dites florifères seront certes plus appréciées que d’autres plus originales, mais moins fécondes.

Malgré tout, on peut dire, sans exagération, que tous les iris donnent toujours satisfaction ; même si certains sont plus adaptés que d’autres à vos besoins, tous sont des plantes robustes, faciles à cultiver et pérennes, c’est-à-dire qu’elles profitent longtemps, presque indéfiniment lorsque l’on sait les entretenir.

L’entretien est simple : d’abord, il faut les planter à la bonne saison, c’est-à-dire pendant l’été ou encore au début de l’automne, lorsque la plante est au repos, après la floraison. Le terrain importe peu, à condition cependant qu’il ne soit pas trop acide ni trop humide. L’idéal serait d’avoir un sol à tendance calcaire, très bien drainé, même plutôt sec, et une exposition très ensoleillée. C’est pourquoi il est parfois bon de chauler les plates-bandes qui recevront les iris et de réserver les terres plus riches et plus fraîches à d’autres cultures : un sol trop fertile entraînerait un trop fort développement du feuillage au détriment de la floraison.

Cette variété jaune (Iris innominata) striée de brun, aux coloris pimpants, n’a besoin que de quelques représentants pour égayer avec éclat une pelouse.

Le rhizome ne doit pas être enterré de plus de la moitié de son épaisseur; il suffirait même de le plaquer au sol si les vents et les intempéries ne risquaient de venir le déchausser.

L’iris fleurit dès le printemps qui suit sa mise en place. Son développement

est si rapide qu’il faut diviser les touffes tous les trois ans environ. La multiplication a lieu en été au même moment que la plantation. Il suffit pour cela de déraciner les pieds, de supprimer alors les vieux rhizomes pour ne laisser que les jeunes rejets dont la reprise est plus aisée.

Une fois les pieds séparés, il faut les « raccourcir », c’est-à-dire supprimer un tiers à une moitié de la longueur des feuilles, puis les remettre en terre sans arrosage.

Les iris font partie des habituées du jardin. Ce sont des plantes issues d’un rhizome ou d’un bulbe, aux longues feuilles vertes étroites et à la forte hampe florale portant de grandes fleurs dont les diverses espèces et variétés ont pour particularités la taille, le terrain de prédilection, la couleur, la texture ainsi que le port des pétales.

L’iris nain, ou iris de rocaille, s’épanouit très tôt (avril) bien avant l’iris des jardins qui n’apparaît qu’en mai-juin. Il ne dépasse jamais 25 à 30 cm. Le plus connu est Vlris pumila.

L’iris dit intermédiaire ou Lilliput assure la liaison entre l’iris nain et l’iris de la fin mai.

Ces deux dernières espèces se cultivent de la même façon que l’iris des jardins et ont à peu près les mêmes exigences.

L’iris du bord de l’eau est une espèce reconnaissable à son absence de barbe; mais la différence la plus frappante avec les précédents, c’est son besoin d’eau. Alors que l’iris est réputé pour aimer la sécheresse, celui-ci recherche les marécages et les endroits où l’eau stagne. De plus, il n’apprécie pas l’excès de calcaire.

Les couleurs des fleurs sont parfois très originales et apportent au jardin un ton surprenant. Choisissez pour vos iris un sol bien drainé et sec, et un emplacement ensoleillé.

Les deux plus célèbres, sont :

L’iris de Kaempfer, appelé aussi iris du Japon qui fleurit en juillet;

L’iris de Sibérie, aux fleurs plus découpées, s’épanouit plus tôt, en même temps que l’iris des jardins.

Il est encore bien d’autres espèces d’iris à rhizome, plus anecdotiques et plus appréciées du collectionneur que du jardinier amateur.

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